Le monde, ça va, ça vient. La vie est comme des milliards de petits chemins qui mènent à des milliards de portes, toutes si différentes les unes aux autres. De couleurs différentes. Mais à côté de chaque porte de couleur il y en a une noire. Tu avances dans la vie, en commençant par une première porte que tu traverse, tu découvres, tu analyses, toutes les nouvelles choses qui se sont ouvertes à toi. Puis, une autre porte se met en place, et tu l'as traverse, elle aussi. Et toute ta vie ce sera ça, des portes, de couleur, traversées, dépassées... Et tu perdra en route, beaucoup de choses, de gens qui t'étaient chers, et tu pleurera, et tu criera, et tu te retrouvera seul(e), désarmé(e)s devant certaines choses, tu te sentira inutil(e), tu sera dégoûté(e) par la réaction de tes proches, familles, amis... Tu perdra espoir, cela deviendra de plus en plus dure, tu voudra toujours t'arrêter en mi-chemin et passer cette porte noire. Cette porte qui ne désigne qu'une chose : le gouffre, le néant, toutes choses remplies de désespoirs, de tristesse : la mort. Mais il y aura toujours cette porte de couleur à côté, à franchir, pour te redonner espoir. Jusqu'à ce qu'un jour tu arrive à la dernière porte, qui celle-ci, n'est plus de couleur. Il ne reste qu'une seule porte, noire.
Moi, je m'arrête souvent en mi-chemin, parce que je me dis toujours que la vie ne vaut rien, et qu'elle m'a trop blessé et continue encore d'ailleurs, pour que je ne lui fasse le plaisir de continuer. Mais, toujours aupres de moi, il y a ce que j'appelle ma confiance, ma force, mon courage qui sont les gens qui m'entourent. Ils me prennent la main et la dépose, toujours, sur une poignée de couleur, pour pas que je ne fasse l'erreur, d'ouvrir l'autre porte qui nous ait tous destinée, avant l'heure.